Texte Aymeri SUAREZ-PAZOS

Prix Mimosa d’Argent du Concours international francophone Vivons les Mots ! 2024

Mise en scène et interprétation Aymeri Suarez-Pazos
Composition sonore Charlène Martin
Aide chorégraphique Chinatsu Kosakatani
Regard extérieur Eric Chaussebourg
Création lumière Philippe Quillet

Production et diffusion : Marine Dehout – production@ciedespuys.com – 07 70 67 50 47

Durée : 1h10

Prison centrale sera au Festival Off Avignon 2026 au 3T Avignon – 10e Avenue, dédié aux écritures contemporaines, en vue d’un élargissement de la diffusion et de la médiation de la trilogie. Les moyens de la Compagnie ne suffisant pas, nous faisons une collecte (dons privés et mécénat d’entreprise) assurant un retour sur impôts de 66% pour les particuliers et 60% pour les entreprises.

Écrit en Résidence d’Ecriture à la Maison Maria Casarès du 26 septembre au 6 octobre 2023 avec une Bourse à l’écriture de l’OARA.

Édition chez l’Harmattan – Collection En Scène :

PRISON CENTRALE – Médaille d’argent du concours Vivons les mots ! 2024, Aymeri Suarez-Pazos – livre, ebook, epub – idée lecture (editions-harmattan.fr)

Résidences de création :

M3Q Poitiers : du 9 au 13 septembre 2024

Maison Maria Casarès : du 18 au 30 septembre – sortie de résidence le 30 septembre

Théâtre Artéphile -Avignon : du 11 au 15 novembre – sortie de résidence de 15 novembre

Théâtre Charles Trenet – Chauvigny : du 6 au 9 janvier 2025 : sortie de résidence le 9 janvier

Théâtre du Château – Barbezieux-Saint-Hilaire : du 27 au 30 janvier : sortie de résidence le 30 janvier

CREATION au Festival international Bruits de Langues de Poitiers (Universitaire) le 25 mars 19h30 à la M3Q Poitiers

TOURNEE :

FESTIVAL d’AVIGNON Off 2026 au 3T Avignon – 10e Avenue du 4 au 26 juillet 2026 à 10h

Saint-Jean d’Angély Salle Eden novembre 2026 (date à venir)

Retour sur lecture publique

Jean-Claude Sénéchal

Conseiller artistique et culturel – développement territorial Angoulême

Ancien Conseiller DRAC Poitou-Charentes

 » Aymeri Suarez-Pazos – Prison II Centrale

C’est détonnant le spectacle des autres.

Cet homme là, est assis en face de moi à seulement quelques mètres. Va-t-il traverser le plateau à grandes enjambées et me sauter à la gorge?

Est-ce une forme primitive ou sauvage qui nous est présentée,  hors des figurations scéniques immuables de l’histoire d’un taulard qui etc etc et provoque la  compassion ou la répulsion,

Ou ce monologue que l’auteur lui fourre dans la gorge s’élève-t-il en lui, puisé dans la cascade des soliloques du pauvre de Jehan Rictus. Allez savoir?

Cet homme là, ce jeune homme, se donne en  spectacle, s’exhibe sur un fond d’état d’ivresse, mais pas celle de l’alcool. Il semble possédé, bravant les interdits, sans crainte de ce lui-même qu’il n’arrive pas à débusquer. Il bat comme un tambour de chaman, qui doit être périodiquement revivifié avec du sang sacrificiel, celui qui s’écoulait de sa victime, la créature vivante.

Va-t-il s’écrouler? Va-t-il résister?

Aymeri Suarez-Pazos, cascadeur de l’écriture, se jette à corps perdu dans le filet infini des illusions, bien au-delà d’une représentation théâtrale.

Mais ce n’est qu’un point de vue. »

Jean-Claude Sénéchal

Presse

« Ce seul en scène dans la lignée du premier opus, Prison, tient toutes ses promesses à tous niveaux. Le texte intense, fouillé, précis, syncopé illumine l’interprétation magistrale d’Aymeri Suarez-Pazos. Ce voyage carcéral se poursuit avec la certitude de sortir très prochainement. Mais les choses sont-elles aussi simples à vivre ? Comment sort-on d’un enfermement ? En sort-on vraiment ? (…)

Outre la performance de Aymeri Suarez-Pazos, le  texte, brillamment écrit traduit à lui seul, le rythme effréné de la pièce. Un style dense, syncopé, fouillé, précis traduit à merveille l’environnement carcéral. Le verbe haché passe d’un thème à l’autre avec un travail corporel en rapport traduisant une violence salutaire qui le maintient à flot. Tournant et virevoltant dans l’espace dont il dispose malgré l’exigüité de sa cellule, son personnage joint le geste à la parole. Ce seul en scène remarquable est à découvrir d’urgence ! »

Laurent Schteiner

« Fabuleux spectacle, où les mots percutent autant que les sensations d’un homme qui se bat, de l’intérieur, pour vivre.

Aymeri Suarez-Pazos déploie une puissance de comédien qui fait vibrer les figures de ce lieu clos par la seule force du verbe, par la bagarre des mots. Cette prison devient le lieu central d’une création tenace, attirante par la délivrance qu’elle laisse entrevoir au bout du couloir. »

Marie Haloux

« L’auteur-comédien éclate dans ce seul en scène brut et plein de fougue. Sa performance permet de maintenir le spectacle dans un bon rythme et nous fait partager les angoisses de son personnage. L’enfermement est une épreuve, presque un challenge dont il va parvenir à s’extraire, mais la pièce dit autre chose sur toutes les incarcérations possibles, quotidiennes, intrinsèques.

Cet homme seul au sortir de la prison sera peut-être toujours privé de liberté, paradoxalement. La mise en scène, presque chorégraphique, vient souligner le langage du corps de l’acteur qui se coule dans cet univers avec aisance. Saluons une fois encore la belle prestation habitée d’Aymeri Suares-Pazos qui porte sa pièce d’un bout à l’autre sans la moindre faille. « 

Jean-Noël Grando

« C’est avec rage et colère que ce texte brillant écrit et interprété par Aymeri SUAREZ-PAZOS nous révèle le besoin vital et toutes les difficultés de renaissance et de reconstruction après de longues années d’incarcération.

L’interprétation d’Aymeri et les mots tellement juste repoussent avec violence et énergie les murs supposés de la cellule. La performance d’acteur est époustouflante.

Les mots, ses mots, ceux des lettres qu’il découvre déclenchent tout un processus de souvenirs, de frustrations, de rêves, de colères et d’espoirs qu’il partage en toute intimité avec nous.

Et nous ne pouvons, presque sonnés, que l’accompagner vers cette nouvelle vie à laquelle il aspire, sans pour autant en avoir les clefs ni les codes.

Son phrasé et ses intentions vrais relatent tout à fait la réalité que je rencontre dans ma mission de visiteuse de prison.

Son désarroi tellement réel et authentique nous touche et nous bouleverse.

Un instant suspendu dans le temps de ce festival grâce à la magie de ce texte et de ce comédien.

Ce spectacle, sur un sujet si difficile, est une merveilleuse réussite.

Merci. »

Anne Soubrier

« Il y a des spectacles qui font du bruit. Et puis il y a ceux qui s’installent doucement en nous, qui continuent de résonner bien après les applaudissements. Prison centrale est de ceux-là. (…)
J’ai été particulièrement touché par la justesse de l’interprétation. Sans jamais tomber dans l’excès, le comédien nous entraîne dans une palette d’émotions où se mêlent la peur, le doute, la colère, la tendresse et, surtout, cette fragile lumière qui renaît à l’idée d’une seconde chance.
La mise en scène, volontairement sobre, laisse toute la place au texte. Elle nous invite à écouter, à ressentir, à imaginer. Ici, pas d’effets inutiles : ce sont les mots, les silences et les regards qui construisent le spectacle. Et c’est précisément cette simplicité qui lui donne autant de force.(…)
On ressort de cette représentation avec beaucoup de questions, mais aussi avec une profonde émotion. C’est un spectacle profondément humain, délicat et sincère, qui invite à regarder au-delà des apparences et à croire, malgré tout, que chacun peut retrouver un chemin vers la liberté.
Un très beau moment de théâtre, de ceux qui nous rappellent que l’émotion naît souvent de la simplicité et de la vérité. »

Pascal

« Sur le plateau quasi-nu (excepté une chaise et la pile de lettres) Aymeri Suarez-Pazos, exceptionnel, joue ce personnage d’une dureté glaçante qui ne parvient pas à maîtriser ses émotions mais dont ressort aussi outre la rage, une naïveté ainsi qu’une forme d’émerveillement développé grâce aux mots.

Le texte mélange un langage brut et authentique sans le moindre effet de style avec quelques fulgurances poétiques. Le comédien éblouit par sa virtuosité à rendre la nervosité de cet homme et accroître le débit des mots. La création sonore et musicale de Charlène Martin le soutient avec efficacité et l’ensemble convainc largement.

Un spectacle d’une puissance phénoménale. Une fascinante plongée en apnée dans l’univers carcéral pour faire entendre une parole rédemptrice. Un uppercut ! »

Nicolas Arnstam